Après une dure journée de travail, je m'apprête à passer une nuit au Poste.
Ce soir, La Maison Tellier a élu domicile au Poste à Galène le temps d’une soirée conviviale et intime entre rock et folk.
Ce soir, La Maison Tellier a élu domicile au Poste à Galène le temps d’une soirée conviviale et intime entre rock et folk.
D’un groupe en train d’acquérir une belle notoriété, on attend souvent avec impatience qu’il joue son tube. Mais La Maison Tellier, lors du concert donné samedi soir à Marseille, a su captiver son audience sans tomber dans la facilité. Suite Royale, son entraînant opus ponctué de trompette, abondamment diffusé ces derniers mois sur les ondes de France Inter et Radio Nova, n’est arrivé que tard dans la soirée, alors que le charme avait déjà opéré.
Un air de Moriarty dans la folie sombre et mélancolique des musiciens, une couleur western venue d’on ne sait où, des accents de Noir Désir, quelques expressions de gospel... Raoul, Helmut et les trois autres membres de la famille Tellier offrent un univers multiple et déroutant. Univers dans lequel le public marseillais s’est laissé emporter sans résistance, jusqu'à en redemander.
Le premier album était là, le second aussi, et les reprises savamment choisies ont donné la preuve que la palette des possibles de La Maison Tellier est large. Un Neil Young (Harvest) toujours appréciable, un Rage Against the Machine (Killing in the Name) défouloir et quelques performances vocales ensorcelantes sont venues brouiller encore les pistes avec un éclectisme étonnant. Batterie, basse, contrebasse mais aussi trompette et banjo ont résonné longtemps dans une atmosphère de transe chaleureuse. Une intimité délicieuse comme seule la scène du Poste à Galène sait en offrir.
L’Art de la fugue, nouvel album de La Maison Tellier http://lamaisontellier.com
Extrait de l'article écrit pour www.marseillecapitale.fr et paru le 26 avril 2010
www.marseillecapitale.fr/Fugue-a-la-Maison-Tellier-une-nuit-au-Poste_a193.html