Coupe au bol

Mercredi 30 novembre
Six jours déjà que la nouvelle édition de Laterna Magica a commencé. Avec une programmation qui donne envie de se laisser pousser les couettes.

Toute l'année, Fotokino déniche des petits trésors : films d'animation, illustrations, photographies... et quand revient l'hiver, l'association allume sa rituelle Laterna Magica, festival unique en son genre, cousu d'images et brodé de poésie. Pendant un mois (24 novembre - 24 décembre), se succèdent alors expositions, projections, ateliers et rencontres liés au vaste monde de l'image. 
L'évènement est familial et réjouissant, interactif et fascinant. Il se construit cette année autour de deux éléments majeurs : un artiste graphique, Ed Fella, et une exposition thématique : Le Livre, l'enfant et la Photographie. Il offre l'occasion de découvrir le nouveau lieu de résidence de Fotokino, le Studio, mais aussi de multiples autres lieux. Parmi les petites merveilles à découvrir, voici le choix de la coiffeuse :

De nombreux films pour jeune public (russes, tchécoslovaques, portugais, japonais, français...) aux Variétés et quelques autres à l'Alhambra, une séance de ciné-conte à La Baleine qui dit Vagues (Cours Julien). De multiples ateliers ludiques (tampotypographie, paysages de lumière, ciné-collages, etc.) pour tous les âges et un Grand Bazar sympathique, les 17 et 18 décembre, au théâtre de La Criée.

Mais aussi le travail d'Ed Fella :
Letters on America, Polaraïds
Atelier de Visu
19, rue des trois rois, 13006

Affiches, flyers, dessins, polaroids
Studio Fotokino
33, allées Léon Gambetta, 13001

Affiches, flyers
CIPM centre de la Vieille Charité
2, rue de la Charité, 13002

L'exposition Le Livre, l'Enfant et la Photographie
Bibliothèque de l'Alcazar
58, cours Belsunce, 13001

La Boîte à images et Les Petites Formes  
(23 très courts films d'animation du monde entier, graphiques, poétiques et/ou amusants)
Diffusion en boucle de 12H à 18h du mardi au samedi
Théâtre La Criée
30, quai de Rive-Neuve, 13007

Et aussi, du 17 au 23 décembre, une carte blanche donnée à Fotokino au Musée du Quai Branly à Paris avec des projections, ateliers et interventions d'artistes (notamment Isidro Ferrer).

Et évidemment, je vous invite à télécharger le programme complet ici :
http://fotokino.org/spip.php?article999

Retour aux racines

Vendredi 18 novembre
Ce soir, avant de m'endormir, Charles Berling me lit une histoire. Ou plutôt un extrait. Tiré du livre de Mathieu Belezi Les Vieux Fous. L'Algérie coloniale comme si on y était.

Il sort de l'ombre avec simplicité, barbe drue aux joues, demi-lunes sur le nez. Il s'assied devant une petite table, livre à la main, éclairé par une simple lampe de chevet. Dans le public, une soixantaine de personnes  écoutent Charles Berling, devenu pour quelques minutes la voix d'Albert Vandel. Et ce Vandel nous parle de lui, de son Algérie, de ses terres, éructe sa prospérité, raconte par le menu sa femme et ses enfants, fanfaronne sa réussite, dévoile son antisémitisme, sa bêtise crasse, son racisme assumé, sa méchanceté ordinaire. Répugnant, et pourtant humain, Vandel devient pitoyable et émouvant lorsqu'il évoque la mort de sa femme et de ses enfants, emportés en quelques heures par le choléra.

Après quarante minutes de lecture théâtrale, flot ininterrompu et délicieusement expressif de paroles exaltées, l'extrait s'achève sur un silence chargé d'émotion.
Les spectateurs, dont l'auteur Mathieu Belezi fait partie, sont sous le charme du comédien qui a su choisir un extrait à la fois pertinent et intrigant, et incarner le personnage avec talent. 
Le dialogue qui suit, entre auteur et comédien, n'aura pas la stature attendue... mais qu'importe, la soirée était belle et la performance remarquable.

Les Vieux Fous (Flammarion, 432 p., 22 €) retrace l'histoire de l'Algérie coloniale, incarnée par le personnage de Vandel, propriétaire de vignes arrogant, boursouflé d'orgueil et pétri de prétention. Le tableau peint par Mathieu Belezi trouve écho dans l'histoire de Charles Berling,  co-directeur du tout nouveau Théâtre Liberté à Toulon et dont le livre autobioraphique Aujourd'hui, maman est morte (Flammarion, 280 p., 17 €) évoque l'histoire de sa mère, née au Maroc pendant le protectorat français.

Lecture par Charles Berling d'un extrait du livre Les Vieux Fous de Mathieu Belezi
Cartonnerie Friche La Belle de Mai
Une production de La Marelle, villa des projets d’auteurs,
en partenariat avec Système Friche Théâtre et les éditions Flammarion

Théâtre en perruques

Mardi 8 novembre
Sur les planches du théâtre du Gymnase, les comédiens de la compagnie Vol Plané donnent un coup de jeune à l'Avare de Molière et en font une comédie moderne décalée.

Pas de costumes mais des perruques, pas de décor mais un fauteuil, et puis, plus tard, un caddy.

Les répliques de l'acte I s'enchaînent, ardues et monotones. Les comédiens évoluent sans conviction, les perruques passent de tête en tête. Le texte est d'origine bien que parfois raccourci.

Rappel des faits : Elise est éprise de Valère, son frère Cléante est quant à lui très attaché à Marianne que leur père Harpagon, pingre et mesquin, compte épouser.
 

Fin du premier acte : Harpagon propose une pause musicale pour détendre l'atmosphère, les comédiens jettent leurs perruques, s'adressent aux techniciens, soufflent avant de se lancer dans le deuxième acte.
Puis tout va très vite, les répliques fusent, les anachronismes fleurissent, Valère demande aux spectateurs combien ils ont payé leur place, Cléante quémande un euro à une téléspectatrice pour s'acheter un café, un chanteur chevelu entonne un hymne à l'euro. Lorsque Valère se fait battre par Harpagon, c'est avec une frite en mousse jaune. Quand Harpagon donne un banquet, oranges, madeleines et bouteilles d'eau valsent dans le public et servent de munitions à une bataille improvisée sur scène.
De cocasseries en inventions burlesques, les cinq actes se déroulent sous nos yeux ahuris, jusqu'au deus ex machina final, matérialisé par un petit parachute venu du paradis. Les faux billets pleuvent. Le public rit. les ficelles sont grosses, la comédie populaire, les blagues grasses mais personne ne boude son plaisir. La farce n'a pas pris une ride. 

L'Avare de Molière par la compagnie Vol Plané
Théâtre du Gymnase

La crise de tête

Mercredi 5 octobre
Le 6 décembre 2008, Alexandros-Andreas Grigoropoulos, 15 ans, était abattu d’une balle en pleine poitrine à Exarcheia, quartier central d’Athènes. La compagnie  italienne Motus en a fait une expérience théâtrale :  Alexis, une tragédie grecque.

Le décor est minimaliste : un rétro-projecteur, un ordinateur, et sur le mur, les sous-titres en français des dialogues italiens. 
Le sujet est net : la révolte d'un peuple, mais aussi celle d'une génération, celle d'une époque.
La tension est palpable : névrose, tristesse, angoisse, stupeur, rage, impuissance. Tous les sentiments sont là, dessinant peu à peu le portrait d'une génération dans l'impasse.
La pièce est un enchaînement subtil et parfaitement maîtrisé de réflexions et commentaires de comédiens et de vidéos illustrant les faits et interrogeant la jeune génération grecque, rencontrée l'année dernière à Athènes. La mise en scène est orchestrée avec une minutie proche de la perfection.





Comment transformer l’indignation en action ? Tel a été le point de départ de cette pièce transgenre et des ateliers de travail qui l'ont précédés. Pour y répondre, la troupe Motus a choisi d'établir un parallèle avec la tragédie d'Antigone, faisant d'Alexis un nouveau Polynice. Autre temps, autre mœurs, mêmes drames humains ? Commencé avant le meurtre d'Alexis, le projet avait en fait pour objet initial de retrouver « la trace d’Antigone » (en grec « Syrma Antigònes », nom du projet). La mort du jeune homme est survenue lors du premier workshop organisé à Athènes. Les ateliers suivants ont donc naturellement conduit les acteurs y participant à s'immerger dans cette société en révolte et à se pencher sur cette tragédie grecque contemporaine.

Sur scène et dans les vidéos, l'anglais se mélange au grec et à l'italien, les dialogues aux extraits vidéos, la colère à la stupeur, dans un chaos pénible et fastidieux. Les multiples références nécessaires à la compréhension du projet (littéraires, mythologiques, historiques, géopolitiques) le rendent élitiste. La mise en abyme des acteurs nous montrant par le biais de la vidéo le cheminement de leur réflexion ajoutent à la confusion. La volonté de faire participer le public en l'incitant, en fin de parcours, à monter sur scène, est à la fois démagogique et vaine. 

Le résultat est épuisant malgré le (ou à cause du) jeu de scène énergique et fascinant de la comédienne principale, Silvia Calderoni, par ailleurs admirable. Épuisant et déprimant. Pas de solution, pas de réponse, pas d'espoir, juste un interminable mouvement saccadé de la tête et du torse de haut en bas et de bas en haut, à la fois hypnotique et incompréhensible...


Alexis, une tragédie grecque
Compagnie Motus
Théâtre du Gymnase

Mal aux cheveux

Vendredi 30 septembre
La treizième édition de Marsatac balance cette année ses sons à la Friche de la Belle de Mai. Quinze artistes au total... et 10 000 personnes au coude à coude.

Il y a du monde ce soir dans les ruelles de la Friche. A l'extérieur aussi. Tous les billets ont été vendus, les guichets sont fermés. Dehors, la foule énervée mugit. Dedans, on zigzague entre les sons. Les salles, surpeuplées, craquent. Le son aussi.

21H : Pigeon John est agréable à écouter, dans la moiteur du Cabaret Aléatoire. 

23H30 : Brève transition par Psykick Lyrikah (Quel nom !) et son "hip hop intelligent". Intelligent je ne sais pas, gueulard sûrement. 

00H15 : Pause pipi dans ce qui restera finalement la plus étonnante découverte du festival : un no man's land surréaliste de toilettes sèches surpeuplées mais  toujours propres malgré l'heure tardive.

1H00 : Concert de Chinese Man, visiblement très attendu. La salle est comble, le son mauvais, le public défait. La cartonnerie déborde de tous côtés. On ne voit rien, on entend mal, on se bouscule et on ne restera même pas jusqu'à la fin...

Moi et mon cheveu

Vendredi 8 juillet
Consciencieuse, je n'ai pas pu ne pas aller voir le cabaret capillaire d'Eva Doumbia au théâtre du Gymnase hier soir. Une soirée mitigée avec quelques frissons et de belles performances.

20H : chuchotements et blablas vont bon train. Sur scène, quatre filles se coiffent.
20H10 : Eva Doumbia fait son apparition. Discours énervé pseudo-improvisé divulguant des clichés. "Comme à Marseille, c'est toujours le bordel, une fois encore, c'est le bordel.  La mairie a oublié de nous programmer, nous n'avons donc pas de loges. Veuillez nous excuser, mais nos comédiens vont donc se préparer devant vos yeux." Bon. Bof. Un brin amateur comme entrée en matière. La salle, étonnée, ne sait trop que penser. On est gêné par le ton accusateur qui n'est en fait qu'une maladroite entrée en matière, stratagème oratoire bancal pour justifier la mise en scène.

Commence ensuite un joyeux gazouillis de dialogues impromptus entre femmes à la peau noire coiffant leurs cheveux crépus, frisés, tressés, perruqués. Ambiance salon de coiffure à Bamako. Elles parlent des hommes, de séduction, de couleur de peau, de fesses rebondies, de discrimination. Le mal est pris par la racine. Le dialogue, tiré des textes de Marie-Louise Bibish Mumbu, est ponctué de vidéos (extraits du documentaire Good Hair de Jeff Stilson), de chants et d'épatantes performances chorégraphiques. Les comédiennes, chanteuses et danseuses venues du Mali, du Cap-Vert, du Brésil, d’Haïti et de Côte d’Ivoire,  sont à la fois sensuelles et captivantes.

Finalement réjouissant malgré des transitions peu soignées, ce cabaret chaotique et loufoque déroule son fil rouge - la question de la différence de peau (et de cheveux) - avec une poésie et un humour touchants.

Moi et mon cheveu
Théâtre du Gymnase, Compagnie La Part du Pauvre

Bigoudis et festivals

Vendredi 8 juillet
Pour se changer les idées après avoir, toute la journée, coupé, permanenté, coloré, défrisé, lissé des cheveux de tout poils, rien de tel qu'un joli choix de festivals...
 
Alors que s'achève demain le Festival de Marseille (Fdamm) et que la ville d'Arles vit depuis le 4 juillet dernier au rythme des Rencontres Photographiques (www.rencontres-arles.com), le festival Mimi, sympathique extra-terrestre dédié aux musiques actuelles a commencé depuis hier et devrait secouer les îles du Frioul jusqu'à dimanche (http://mimifestival2011.amicentre.biz).


A partir du 18 juillet et jusqu'au 26, le Festival Jazz des 5 continents prend le relais (www.festival-jazz-cinq-continents.com). Les moins fortunés pourront profiter du spectacle le jour de l'ouverture (18 juillet) en venant écouter la chanteuse Virginie Teychené, révélation du festival de Jazz de Juan-les-Pins en 2008 (Grand Prix du Jury et Prix du Public), sur le cours d'Estienne d'Orves. Ceux qui ont quelques sous pourront choisir l'un des concerts (Monty
 Alexander
 Harlem Kingston
 Express, Larry
 Graham
 & Graham Central Station ou encore Wynton
 Marsalis...) donnés dans les jardins-guinguettes du Palais Longchamp.

Plus loin, le Gaou se prépare à accueillir, à partir du 16 juillet, ses désormais fameuses Voix (www.voixdugaou.fr) avec cette année Cocoon et Syd Matters, Jack Johnson, Catherine Ringer, Angus and Julia Stone, Lilly Wood and the Pricks, Chinese Man et Jamiroquaï). 

Bons festivals !

Bien dégagé derrière les oreilles

Mardi 21 juin
Jouer du peigne, couiner des ciseaux, faire klaxonner le shampooing... avant-première exclusive de la fête de la musique au salon cet après-midi.

Parcours recommandé par la coiffeuse (extensions et lissage brésilien compris) :

Départ Cours Julien, à El Ache de Cuba avec Barri Chino (musique d'Espagne, de Cuba et d'Afrique du Nord), Mistral Metal Band (6 musiciens de single pan, percussion fabriquée à partir de bidon de pétrole) et DJ Terror (meringué, salsa, cumbia).

Petit passage par le centre-ville et le Vieux Port pour prendre la température et compter le nombre de CRS, détour par le Panier en option.

Remontée par la rue Plan Fourmiguier pour se désaltérer (avec modération) à L'Alimentation Générale puis au Café de l'Abbaye (toujours avec modération évidemment) avant de se retrouver au Duke, 59 rue d'Endoume, qui présente un mystérieux "DJ années 50-60"... intitulé prometteur étrangement qualifié de "pop et rock indie"... un risque à prendre dans un lieu qui a déjà fait ses preuves.

Les plus courageux termineront la nuit au Massilia Rock ou à la Party Fun Live des plages et Escale Borély... ou pas.

Des idées plein les cheveux

Jeudi 16 juin
Après avoir mis la clé sous le paillasson quelques jours (semaines...) pour me détendre un peu les cheveux, me voilà de retour dans la (future) capitale de la culture. Qui foisonne de propositions artistiques pour l'été.

Aujourd'hui commence le Festival de danse et des Arts Multiples de Marseille (Fdamm). Évidemment, un spectacle retient particulièrement mon attention:  Moi et mon cheveu. Un "cabaret capillaire" rassemblant à la fois danseuses, chanteuses et performeuses africaines, et qui se tiendra jeudi, vendredi et samedi, 7, 8 et 9 juillet à 21 H au théâtre du Gymnase.
www.festivaldemarseille.com

En attendant ce spectacle prometteur, petit tour par le chouette théâtre Silvain, dans le septième arrondissement, en plein air, tout près de l'Anse de la fausse monnaie. On y donne tout l'été des représentations musicales et artistiques gratuites, à commencer par des acrobaties (Le Grand C de la Compagnie XY), le samedi 18 juin à 21H30, suivi dans les semaines qui viennent par des événements jazz et classiques tout aussi réjouissants : 

Jeudi 23 juin à 20H30
Le Concerto d’Aranjuez

11 juillet à 20H30
Richard Galliano Acoustic Trio

27 juillet à 20H30
Orchestre des Jeunes de la Méditerranée

28 juillet à 20H30
Un grand amour de Beethoven

4 août à 20H30
Bireli Lagrène et Sylvain Luc, concert de jazz

10 août à 20H30
Ivry Gitlis et Una Stell, musique contemporaine classique

Se profilent également les Rencontres d'Arles, du 4 juillet au 17 septembre, incontournable rendez-vous des amoureux de photographie...

... ou encore FidMarseille, festival international de cinéma, avec la projection , entre le 6 et le 11 juillet prochain, d'une quarantaine de films dans divers lieux (théâtre de La Criée, Alcazar, Variétés et théâtre Silvain notamment).

Et vous, vous avez prévu quoi cet été ?

Rencontre au sommet (du crâne)

Mercredi 18 mai
Hier soir donc, soirée littéraire avec Pierre Senges à l'ABD Gaston Defferre. Ou comment voir se dessiner le portrait d'un auteur par les livres qu'il aime...

Partie écouter un écrivain (Pierre Senges) dans la petite bibliothèque de l'ABD, je me suis finalement retrouvée à chiner. 
Chiner des noms d'auteurs (Ramon Gomez de la Serna, Carlo Gadda, Fernando Pessoa, Thomas de Quincey), des phrases de livres, des mots et des idées... piochés ça et là dans ce marché aux puces improvisé.
La vérité, le mensonge, l'humour, la création s'inscrivent en trame de fond de ce dialogue avec Pascal Jourdana, président de l'association Des auteurs aux lecteurs. Lectures à voix douce et passages envoûtants de livres inconnus rendent la rencontre plus riche encore.

Je suis repartie repue, avec comme une impression de ne finalement rien connaître à la littérature, et comme une envie de lire...

A la racine des mots

Mardi 17 mai
Des auteurs aux lecteurs, il n'y a qu'un cheveu. La preuve ce soir avec une rencontre littéraire organisée par l'association du même nom (Des auteurs aux lecteurs).

Prendre le tram, marcher jusqu'au bâtiment des Archives et Bibliothèques départementales, trouver l'auditorium, écouter Pierre Senges, musicien et écrivain parler des auteurs qu'il aime... un bon programme pour un début de soirée.

Ecrivains en dialogue - Réalités et fictions -
18H30 - Auditorium de l'ABD Gaston Defferre

Fa si la coiffer...

Mercredi 4 mai
La musique assouplit les cheveux. Une bonne nouvelle puisque le festival les musiques commence aujourd'hui. Jusqu'au 14 mai.

20 événements, 58 œuvres, 47 compositions, des chorégraphes, des plasticiens, des concerts, des installations, des rencontres, le festival les musiques est varié et atypique. Atypique au moins par son tarif : toutes les manifestations sont à 6 euros.
Repérés parmi les événements :

mercredi 11 mai - 20H30 Théâtre du Gymnase
Nomos, concert de musique contemporaine, ensemble de 14 violoncelles

jeudi 12 mai - 18H30 Friche de la Belle de Mai
Chez Lucille, installation sonore et visuelle, performance et concert
 
vendredi 13 mai - 12H30 Musée Cantini
Amarco, trio à cordes (violon, violoncelle, contrebasse), orchestre aléatoire et improvisation jubilatoire

Infos et réservations :
04 96 20 60 10
www.gmem.org

Des bigoudis dans le potage

Vendredi 22 avril
22, la déception ! Fantastique la religion...












Fermeture exceptionnelle du salon hier, je voulais voir ce qu'était ce fameux festival 22 la poésie annoncé par l'agenda In situ. J'ai vu. 
Cinq personnes grisonnantes au milieu d'un café absolument désert (un Tout petit Monde, boulevard Garibaldi, par ailleurs fort sympathique).
La plus jeune des femmes se lève, entreprend de chanter fièrement sans trop élever la voix. Ses acolytes applaudissent tout aussi discrètement, avec des "oh" d'admiration.
L'artiste se rassoit. Le petit groupe discute tout bas, un peu, parfois. 
Après vingt minutes de silence entrecoupé de tripatouillages de partition, revoilà un deuxième essai de déclamation. 
C'en est trop, je ressors sous la pluie.

Il est 17H. Comment faire que l'après-midi ne soit pas complètement vaine ? Aller à l'Alcazar assister à la conférence de Raphaël Liogier, professeur à l'IEP d'Aix-en-Provence, et directeur de l'Observatoire du religieux. 
Cet homme-là a l'exaltation qui manquait aux poètes de 22 la poésie. Les premières minutes sont longues, l'exposé s'enlise, péremptoire et parfois confus. Et puis vient le cœur du sujet, la religion. Un beau moment de réflexion, une belle tranche d'érudition, des mots qui font écho, quelques questions en suspens mais aussi quelques réponses à méditer. Je n'ai pas perdu ma journée.

Cheveux courts, idées longues

Jeudi 21 avril
Par le vent frais du matin, 
Je couperai les brindilles de ta tête.
Respectueuse de ton teint,
J'ôterai de tes cheveux les petites bêtes.

Me voilà prête pour demain, vendredi 22 avril. 
Le restaurant brasserie Un Tout Petit Monde organise, à partir de 15H, 22 la poésie, un café poésie ponctué de poèmes, de textes et de chansons, dans le cadre du cycle "Le Café poésie qui voyage". L'idée m'intrigue, je serai sur place.
 
Un Tout Petit Monde
10, boulevard Giuseppe Garibaldi
13001 Marseille

Coupe au bol

Vendredi 8 avril
Deux ans de vacances... un rêve de coiffeuse accablée de travail ? Non, un blog poétique et délicat, à l'image de sa créatrice, l'association Fotokino.
















L'univers si beau et si particulier de l'association Fotokino s'affiche désormais sur blog. 

www.deuxansdevacances.org, voilà l'adresse.

Sur place, des oeuvres d'artistes atypiques dénichés par Fotokino pour ses différentes programmations (notamment pour la manifestation Laterna Magica, organisée tous les ans en décembre).
Explorateur de qualité sur le territoire de l'image, l'association propose régulièrement à Marseille et dans la région des ateliers, projections et rencontres liés aux arts de l'image. 
Une touche d'étrangeté, un je-ne sais-quoi de rétro, une belle part d'enfance, beaucoup d'imagination, papier mâché et coups de crayon, voilà la sensibilité Fotokino, délicieusement unique.


Et toujours www.fotokino.org

Des plumes dans la tête

Lundi 4 avril
Pas de pose d'ongles américains au salon mais une pause littérature latino-américaine.

Nom de la manifestation : Colibris

Organisateur : l'association Des auteurs aux lecteurs

Dates : du 1er au 12 avril

Lieux : chapiteau sur le cours Thierry, bibliothèque de l’Alcazar, Academia del Tango Argentino, librairies, établissements scolaires et médiathèques en région... et même un centre pénitencier

Parmi les invités : Jordi Soler, David Toscana, Juan Manuel Villalobos (mexicains), Eduardo Antonio Parra, Patricia Melo (Brésil), Eduardo Berti (Argentine), Grecia Caceres (Pérou), Nicolas Buenaventura Vidal (Colombie)

Thème 2011 : les frontières... géographique, sociale, linguistique, culturelle ou intérieures, dans la littérature mexicaine mais aussi dans celles des autres pays invités


Si j'étais vous, j'irais faire un tour du côté de l'Alcazar à partir de 17 heures le vendredi 8 avril puis j'irais au spectacle de contes imaginé et raconté par Nicolas Buenaventura Vidal à 20H30 au collège Jean-Claude Izzo ("Maître-mot", 10 euros et 6 euros tarif réduit). Et je ne manquerais pas non plus samedi 9 et dimanche 10 les rencontres "Une heure avec", sous le chapiteau installé sur le Cours Joseph Thierry. Et si vous en voulez encore plus, allez voir le reste du programme ici :
www.villa-lamarelle.fr/Des_auteurs_aux_lecteurs/Colibris_2011.html

Bon festival !

Le retour des pellicules

Mercredi 30 mars
Jamais de courrier dans la boîte aux lettres du salon... et puis là, une invitation... de taille. Pardon, Detaille.


Si on se laissait pousser les idées ?

Mercredi 30 mars
Pecha Kucha ? Nouveau produit pour stimuler les racines ? Technique venue d'Asie pour rendre le cheveu brillant ? Non, soirée conviviale révélatrice de talents.

Rendez-vous vers 19H30 au Daki Ling, prenez un verre et assistez à la 14e session de Pecha Kucha marseillaise. Le principe : chaque intervenant doit présenter son projet en 20 images, à raison de 20 secondes par image.

19h30 : Videospread, diffusion d’art vidéo
20h30 : Pecha Kucha Night, 20×20 non stop
  • Love Spots, Eric Foucher
  • Mama Madani, artiste
  • Matthieu Jorrot, réalisateur
 
  • So Good So Food, Cécile Cau

  • Philippe Echaroux, photographe

  • Dominique David, designer mobilier
  • Caroline Hanny, créatrice de mode artisan d’art
 360
  • Patrick Jouffret, designer industriel
  • Débatunisie, le blog de – Z-, en sa présence
  • 
Marseille 2013.org, Eric Pringels, Antonin Doussot et Martin Carrese
  • 
Matthieu Hocine aka Kid Francescoli


22h30 : Kid Francescoli, Live Set

Programme complet par ici : http://issuu.com/sarahcc/docs/press_pkn_14

Daki Ling, le Jardin des Muses
45 A, rue d'Aubagne

13001 Marseille

Les cheveux dans la mousse

Mercredi 16 mars
Le shampooing mousse, la coiffeuse trinque. Demain, c'est  la Saint Patrick... qui joue les prolongations jusque samedi.

Jeudi 17 mars vers 22h
Le groupe de musique celtique Ange Amadei sera au pub irlandais Connolly’s Corner.
2 avenue de la Madrague de Montredon, 13008

Jeudi 17 mars vers 20h

Le groupe Taxiphone sera au Grain de sable avec son répertoire de musiques du monde, rien à voir avec l'Irlande... quoi que.
34, rue du Baignoir, 13001


Samedi 19 mars vers 20h30
Le groupe de musique irlandaise Celtic Kanan sera au Club-House Les Dauphins.
178 bis, corniche Kennedy, 13007
Peut-être faut-il réserver ? 04 61 70 70 10



2013 à la racine

Jeudi 10 mars
20 000 visites par mois. Le nombre de clients entrant dans mon salon ? Non, le nombre de visiteurs sur le site www.marseille2013.com, qui annonce aujourd'hui le lancement de son événement "off".

Elle l'avait parié en 2004 : Marseille serait capitale européenne de la culture en 2013. Le pari 2013 a été relevé mais l'association M2K13 n'a pas été conviée à participer, elle lance donc la version "off" de l'événement.

Conférence de presse chez Jeannot, au Vallon des Auffes, devenu pour une matinée le Vallon des "off" et où se dessine la face B de la Capitale européenne de la culture.



Acteurs : 3 artistes, Eric Pringels, Antonin Doussot et Martin Carrese
Actions : lancement d'un appel à projets artistiques pour le "off" et appel aux adhérents
Objectif : replacer les artistes au cœur de l'événement et leur offrir une belle visibilité en 2013

www.marseille2013.com

Eclaircissements express

Lundi 7 mars
Balayer le tapis de cheveux, ranger les ciseaux dans leur étui, baisser le rideau de fer,
ne pas rentrer chez soi regarder la télé et finalement se retrouver face... à Paul Amar.

18H30 au Palais de la Bourse sur la Canebière, Jacques Pfister, président de la CCIMP et  Bernard Latarjet, directeur général de l'association Marseille Provence 2013, ont invité le tout-Marseille pour quelques éclaircissements concernant le projet de capitale européenne de la culture. Au cours d'un petit cocktail dînatoire animé par le journaliste Paul Amar, ils ont exposé aux entreprises, agences de communication et coiffeuses shampooinant la culture, les grands axes de l'événement.
Nom donné à la soirée : 2013, Tous mécènes ! Objectif : convaincre les entreprises d'investir dans l'événement. En tant que Très Petite Entreprise, je reste donc aux aguets. La réunion est convaincante, les projets évoqués sont séduisants. Bien sûr, il y aura le MUCEM, le nouveau FRAC, la salle de spectacle Le Silo d'Arenc, le J1 métamorphosé et le centre régional de la méditerranée sur l'esplanade du J4. Mais il y aura aussi de grandes expositions (Rodin, Picaso, Dufy...), des manifestations festives (multiples feux d'artifices dans des lieux symboliques du territoire), des parcours artistiques (création d'un GR2013 de 200 km) et même des propositions insolites (un désert sur la Canebière).
Bilan de la soirée : de l'enthousiasme puissance 13, la révélation du nouveau logo qui accompagnera l'événement... et comme une envie que la fête soit réussie.

MUCEM
FRAC

Top moumoute !

Lundi 21 février 
Cheveu fatigué, mèches fourbues, j'aspire à la détente. Mais le ciné me lasse. Je veux de l’émotion à l’état brut, du tragique sans grand écran, du burlesque en face à face.

C’est un fait : le théâtre, je n'y vais jamais. Pourquoi ? Parce qu’il faut bloquer une date des lustres à l’avance. Mais il se murmure dans les fauteuils de mon salon qu’à l'Espace Culture, les places de théâtre se négocient à la dernière minute grâce aux Billets du Dernier Jour. Des billets vendus le jour même du spectacle, en fonction des places disponibles, avec une réduction de 20 à 30 %.






Billet du Dernier Jour
Espaceculture_Marseille
42, La Canebière, 13001 Marseille
04 96 11 04 60
ouvert du lundi au samedi de 10h à 18h45

ça jazz en ville...

Jeudi 17 février
Si les coiffeuses mettent souvent leur grain de sel dans toutes les conversations, elles peuvent aussi s'intéresser aux grains de sable.

Une belle chanteuse, un pianiste jazzy, une contrebasse, quelques tables, une mezzanine, des tapas bio, des bières artisanales, des prix fourchettes, une séance de ciné sur petit écran... y'en a des choses dans un tout petit grain de sable. Un Grain de sable restaurant salon de thé situé rue du Baignoir, dans le 1er arrondissement, et où il fait bon écouter la culture en cassant la graine.










Ce jeudi-là, c'est ciné-concert jazz épicé et trésor des scopitones. Jubilatoire.

Programmation à suivre...

Grain de Sable
34, rue du Baignoir
13001 Marseille
04.91.90.39.51

Balayage lumineux

Lundi 7 février
Non, mon salon de coiffure n'est pas le seul endroit qui donne la parole aux Marseillais. Il y a aussi  mativi-Marseille.

Mativi-marseille.fr, c'est Marseille qui se met à l'heure de la web-télévision. Autrement dit, un enchaînement non-stop de courts reportages hebdomadaires sur Marseille et ses environs.
Quelques minutes suffisent à poser l'ambiance, à recueillir l'avis d'un habitant, d'un commerçant (un concurrent peut-être?), d'un artiste. Sur quoi ? Sur toutes les petites choses qui font la vie dans le Sud, sur la vie, la vraie, les petits boulots, les beaux endroits.
On peut accéder aux reportages par rubriques ou se laisser porter par les images et, de fil en aiguille, découvrir les reportages dans l'ordre où ils arrivent sur l'écran.

Reportage de juin 2010
Stéphan Muntaner, graphiste, directeur artistique et plasticien