Un cheveu sur la langue

Mercredi 26 janvier
Je connaissais le lissage japonais et les extensions brésiliennes, pas le café polyglotte.



Parlons tous autour d'un verre, chacun dans notre langue. Espagnols, Tunisiens, Norvégiens, Italiens, Anglais, Chinois, et moi, et moi et moi. 
Toutes les nationalités  du monde se retrouvent ce soir, de 18 heures à 20h30, au TAXI BAR aux Réformés, à l'angle du boulevard de la Libération et du Cours Franklin Roosevelt, pour échanger et apprendre.


Entrée libre et gratuite (consommation obligatoire).


Tiffs ou jpg ?

Mercredi 19 janvier
Fermeture exceptionnelle du salon à 17H30. RDV à 18H au Centre Design Marseille où le studio de création permeable.org sort de l'écran.

On entre par la boutique de chocolat et, sans en manger un seul, on savoure. Au fond de la pièce, Sylvain Hourany, graphiste, designer, inventeur, expose quelques objets délicats et intrigants. Un calendrier perpétuel, une affiche inspirée d'Alice au Pays des Merveilles, trois luminaires étonnants composés d'un caisson rectangle posé à même le sol et d'un écran immaculé sur lequel ont été redessinés à la main les méandres élégants d'un fleuve (le Yangtsé, le Nil et l'Amazone).
On peut regarder, s'interroger, acheter.

On peut aussi en profiter pour aller faire un tour dans la boutique du chocolat ou dans le centredesign lui-même, tous abrités sous un même toit.





Sortie d'écran, exposition de permeable.org au Centredesignmarseille, 6, avenue de la Corse dans le 7e, jusqu'au 13 février (du mardi au samedi de 10h à 19h00)

Le retour des pellicules

Mardi 18 janvier
Le mardi, c'est photographie. Avant d'ouvrir boutique, je fais un saut à la Joliette.

















Le photographe Francis Habert expose une série de portraits sur les murs de la rue de la République sous la forme de 6 panneaux de 2 mètres par 3 mètres.

Portraits de famille, rue de la République coté Joliette, Marseille
jusqu'au 15 février

Balayage lumineux

Lundi 17 janvier
Pour un visage plus lumineux, rien de tel qu'un léger balayage. Un balayage vidéo des divers lieux, œuvres et expositions artistiques de Marseille, Toulon et des alentours.




C'est ce que propose la très sympathique petite émission culturelle Picot'art mise en place par la société de production et de réalisation Mitiki et par l'agence de communication Artkom.

www.picotart.fr

Des vidéos diverses et variées, toujours agréables à regarder et joliment présentées par Maëlle Fouilland.

Une initiative soutenu par plusieurs partenaires et par l'association Marseille Provence 2013.



Coupe zazou

Vendredi 14 janvier 
Le vendredi, jour du poisson, est donc le jour idéal pour se rendre à La Criée.



Un vendredi par mois, le théâtre de La Criée se transforme en Cabaret jazz à partir de 21H30. L'entrée est gratuite (avec consommations payantes), l'ambiance est, paraît-il, feutrée, la soirée devrait donc être réussie...


Ce vendredi :  
Robert Papasian (guitare, chant) - Paul Pioli (guitare) - Hubert Roussellet (contrebasse) 

Vendredi 11 février 2011 à partir de 21h45 :
Mariannick Saint-Ceran (chant) - Paul Pioli (guitare) - Eric Surmenian (contrebasse)

Le conseil de la coiffeuse : arrivez tôt pour être bien placé, mangez sur place (petites assiettes sympathiques autour de 10 euros...) et choisissez plutôt la bière que le vin.


Top moumoute !

Mardi 11 janvier 
Et si, au lieu de se faire des cheveux, on sortait un peu ? Petite tranche de rire improvisée un mardi soir à Marseille...

Rendez-vous à 20H au Bicok, petit restaurant à tapas sur le Cours Julien. Prenez vos places, un verre de vin* et installez sur l'une des chaises en attendant les artistes.

Tous les premiers mardis de chaque mois, la L.I. PHO (Ligue d'Improvisation Phocéenne) s'invite au Bicok. Au programme : culture générale, théâtre, humour, ratés et bafouillages, jeux de mots et délires de faciès, en toute improvisation.

http://lalipho.fr
www.lebicok.com

* à consommer avec modération et/ou avec un ami

Le conseil de la coiffeuse :
ne vous placez pas au premier rang, le sifflet de l'arbitre est un peu strident.

Rumeurs sous le sèche-cheveux


Samedi 8 janvier
Ce soir, je teste les fauteuils du Toursky. S'ils sont confortables, j'appelle leur fournisseur.

Avant la représentation d'Une famille ordinaire, pièce de José Pliya mise en scène par Peter Hans Cloos, la salle du Toursky retenait son souffle. Mais l'émotion n'était pas au rendez-vous.

Le décor est sobre : quelques chaises, une table, un fauteuil, une dizaine de transistors posés au sol. Nous sommes en 1939, à Hambourg, en Allemagne. Un fils (Matthias Bensa) peu estimé de son père (Roland Bertin) revient du bureau de recrutement de la Police où il a passé les tests avec succès. Il partira donc servir son pays en Pologne, dans une unité spéciale. Le père, vieillissant, bedonnant, courbé sur une canne, est vexé : sa candidature a été refusée alors que celle de son fils, faible de corps et d’esprit, a été acceptée. La mère du nouveau soldat (Christiane Cohendy) est heureuse que son fils soit heureux. Sa femme (Laure Thierry) pressent déjà la solitude et les dangers. Leur petite fille (Bérangère Allaux) est absente. Comme toujours, elle dort chez les voisins. Elle est pourtant présente sur la scène, adolescente papillonnant entre les personnages sans être vue. C'est elle la narratrice qui raconte l’histoire de sa famille. L’action est lente, ne démarre pas, tressaute puis retombe.

Frustration et absence d'émotions

Le fils une fois parti en Pologne, commence alors une longue période de frustration chez le père : quand le soldat rentre en permission, il est avare de mots. Frustration également chez sa femme : son mari ne la regarde plus, ne la touche plus, parle dans son sommeil de cette guerre qu’il ne veut pas raconter à son père. Une situation tendue qui amène la jeune femme à proposer à son beau-père un répugnant marché : il devra la combler pour connaître les exploits de son fils.
On voit ce qu’il y a de malsain dans les mots prononcés et dans les postures prises, mais on ne ressent qu'une légère gêne, tout au plus un vague dégoût. On ne ressent d’ailleurs pas grand-chose face à cette famille pas si ordinaire, à part peut-être une certaine incrédulité. Défaut ou fait exprès ?
En arrière-plan, des images vidéos difficiles à déchiffrer défilent et rendent la concentration pénible, la compréhension compliquée. Peu à peu, la pièce s'enlise, l'ennui s'installe. Soit, le fils est un « finisseur d’enfant », un soldat sans âme qui a pourtant besoin de voir sa fille quand il rentre en permission. Soit, sa mère est une brave femme au foyer, qui protège la petite des voisins mais aide la police qui recherche ses parents. Soit, le père est un mauvais père, un soldat raté et un salop potentiel. Soit, la belle-fille est une égoïste qui ne pense ni à son enfant ni à son pays mais seulement à son propre plaisir. Et ensuite ? Et alors ?
La pièce en dit beaucoup sur l’inutile (un topo fourni sur la ville de Hambourg), peu sur l’essentiel (la Shoah). Peut-être parce que tout a déjà été dit ? La frustration atteint en tout cas aussi le spectateur. L’ennui est là, l’émotion pas.

Facilité ou banalité calculée ?

Les ressorts faciles se multiplient. Évidemment, le vieux couple ne se supporte plus, évidemment, les voisins sont Juifs, évidemment, leur fille s’appelle Sarah, évidemment, voilà des gens ordinaires qui ont participé, activement ou passivement, au régime nazi. Mais la dénonciation ne prend pas, le portrait de famille reste vague, les rapports sont flous et l’absence totale d’amour entre les différents personnages rend le propos obscur. Certes, le Mal est partout, il est humain, mais l’amour l’est aussi, même en temps de guerre. Et c’est d’ailleurs cette cohabitation des deux qui est intéressante. Les Nazis aimaient leurs femmes, leurs enfants, aimaient la musique, aimaient rire. Dans cette famille ordinaire, pas d’amour, pas de musique, pas de rire. On ne s’attache pas aux personnages, on n’y croit pas. Seule Laure Thierry (Laure Wolf) convainc, exaltée, lumineuse et profonde, et nous offre de vrais instants de théâtre dans cette pièce désespérément sans résonance.

Une Famille ordinaire de José Pliya
mise en scène de Hans Peter Cloos
Vendredi 7 et samedi 8 janvier à 21h au Théâtre Toursky

Uniquement sur rendez-vous...


Jeudi 6 janvier
Fermeture exceptionnelle du salon ce samedi 8 janvier, entre 11H30 et 12H30 : je visite le Gymnase en VIP.

Non, le Gymnase n'est pas une salle de sport. C'est un théâtre. 

Découvrez-le côté coulisses au cours d'une visite guidée, chaque premier samedi du mois, de 11H30 à 12H30.

Gratuit sur simple réservation (04 91 24 35 24)
4, rue du Théâtre Français 13001 Marseille

... on peut également visiter les coulisses du théâtre du Jeu de Paume à Aix, 17/21, rue de l'Opéra (04 42 99 12 00)